Demande de DROIT DE REPONSE à la Provence
9 mars 2010
Dans votre édition du 8 mars 2010, sous le titre « Clientélisme », vous avez bien voulu faire répondre Madame Bareille à de prétendues « accusations ».
Je n'oserais vous demander où vous avez pu lire que ses adversaires l'ont mise en cause sur ce sujet, mais certainement pas dans votre journal. Toutefois vous écrivez :
«Clientélisme, oui je l'ai dit et le redis », l'élue bas alpine a même une preuve « 80% des subventions régionales pour les Alpes de Haute Provence sont allées à 3 communes ». Manosque certes, mais surtout deux autres dont les majorités auraient tendance à pencher vers la gauche. Mais pas question de citer des noms. Eliane Bareille n'est pas du genre à citer ses petits camarades.
Voilà une méthode bien peu journalistique. Aussi je vous invite à apporter quelques précisions. Si je savais lire entre les lignes je pourrais me dire que ces villes dont « la majorité aurait tendance à pencher vers la gauche » devraient être Digne et Forcalquier.
Toutefois je me dois de corriger l'auteur du texte susvisé. Ces deux communes n'ont pas tendance à pencher vers la gauche : elles sont de gauche. La clarté ne nuit pas, même si l'allusion et la rumeur peuvent sembler plus journalistiques pour certains.
Je souhaite donc vous préciser que Manosque, Digne les Bains et Forcalquier ont obtenu, à elles trois, 3,35% de l'ensemble des subventions régionales (votées sous l'autorité de Michel Vauzelle)... Nous sommes loin des 80% évoqués dans votre article. Pour être exact l'erreur est même de 2 500% !!!
Pour que les choses soient plus claires encore, je souhaite vous indiquer que Forcalquier n'arrive qu'à la 5ème place des communes où le taux d'aide par habitant est le plus élevé. Les habitants de Forcalquier cédant le pas à ceux de Mane (1ere position), suivis de ceux de Castellane, de Barcelonnette puis de Seyne les Alpes.
Si vous vous voulez faire un calcul politicien de ces financements je vous invite à prendre en compte les changements de majorité dans 3 de ces 4 communes et me tiens à votre disposition pour affiner le calcul entre avant et après 2008.
Mais peut- être est il temps de mettre un terme à cette diffamation (au sens pénal) qui ne sert pas l'honneur de la politique ? Je vous laisse le soin d'en apprécier la traduction au niveau journalistique, avant de décider d'engager une procédure.
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