Bonsoir M. CASTANER,
Hier, 27 décembre, j'ai participé à Marseille à une manifestation, organisée par l'AFPS, pour dire:" GAZA, on n'oublie pas!" On n'oublie pas le massacre perpétré par Israel contre le peuple palestinien. On n'oublie pas le blocus qui continue à tuer ce peuple, avec le silence et la collaboration de l'Egypte, de la France et de ce qu'on appelle "la communauté internationale." La foule était nombreuse, variée, plutôt jeune et enthousiaste mais constamment digne.
Le mot d'ordre dominant a été ce beau mot de RESISTANCE. Nous n'avons donc pas pu nous empêcher de fustiger et de conspuer ces conseillers régionaux P.S de notre région, qui non contents de ne pas avoir de la compassion pour le peuple colonisé, assiégé et agressé qui résiste, ont cru bon, pour des raisons communautaristes et électoralistes, de défiler à l'appel du CRIF (organisation confessionnaliste et communautariste, s'il en est) pour apporter leur soutien à l'agression et aux crimes que l'armée d'occupation israélienne était en train de commettre! Bonjour la laicité, bonjour la solidarité avec les plus faibles, valeurs socialisets, s'il en est!
Décembre, c'est aussi la date hautement symbolique que M. Vauzelle choisit pour se rendre en Israel sans se rendre dans les territoires occupés, accompagné là aussi, par une délégation du CRIF! Les élections ne sont pas loins mais c'est aussi le premier anniversaire d'un crime de guerre effroyable.
Ce téléscopage douloureux a le goût du mépris, qui est aux antipodes de la fraternité, valeur socialiste que M. VAUZELLE semble avoir oubliée. Quel sens donner alors, à ce forum des résistances, si les paroles ne sont pas conformes aux actes?!
Très cordialement.
Avec mes voeux les meilleurs pour une année 2010 pleine de réussites.
Sarra
Il m'arrive quelquefois de penser que les slogans criés dans les rues ne font pas une vérité: comment taxer Michel Vauzelle "d'oublier Gaza".
Il suffit d'avoir en tête sa récente visite en Algérie, pays qui a rompu ses relations diplomatiques avec la France, mais dont le Premier Ministre a jugé utile de consacrer un long entretien au Président de la Région Provence Alpes Cote d'Azur, dont on connait l'engagement pour la paix en Méditerranée. Alors si la rue peut crier, en soutenant par exemple le Hamas, (mais j'éviterais de faire l'amalgame avec l'ensemble des manifestants) il faut, je crois, regarder quelques faits en face:
1/ Michel Vauzelle ne s'est pas rendu en Israël en décembre, "date symbolique". Mais en novembre. A une autre date symbolique: le 11 novembre. Il a déposé une gerbe avec le consul général de France dans un cimetière à Acre.
2/ Michel Vauzelle s'est rendu en Israël à l'invitation du maire de Haïfa. Si le CRIF de Marseille organisait un voyage à Haïfa qui avait pour objectif principal le jumelage (en fait le terme exact est appariement) entre des lycées de la région et des lycées de Haïfa, l'objet de la visite de Michel Vauzelle était plus large.
Il faut toutefois préciser que la Région soutient ce type d'opération entre lycées. C'est vrai. Il s'agit d'un prolongement du Printemps des lycéens et apprentis qui, tous les ans, accueille des lycéens de l'ensemble de la Méditerranée dont Israël, mais aussi de la Palestine, la Syrie, l'Egypte, le Liban, sans aucune discrimination... Faudrait il refuser les lycéens Israeliens?
3/ Il convient de rappeler ce qu'est l'action internationale de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
D'abord cette action internationale, dite coopération décentralisée, est une coopération de territoire à territoire, de population à population, entre des collectivités territoriales. La coopération décentralisée doit (c'est la loi) respecter la politique étrangère française et les traités signés par la France. Depuis 1998 la Région s'est donné comme priorité la Méditerranée.
Ainsi a-t-elle des accords de coopération avec des territoires de tous les pays participant au processus de Barcelone, aujourd'hui à l'Union pour la Méditerranée. Au Proche-Orient elle a des coopérations avec l'Egype (gouvernorat d'Alexandrie), la Palestine (gouvernortat de Khan Younès), le Liban sud, Israël (Haïfa), la Syrie (gouvernorats d'Alep et Lattaquié), la Turquie (région d'Izmir).
4/ Comme nous disaient les Syriens en nous accueillant au plus fort de la crise entre la France et la Syrie : nous savons distinguer le peuple et ses dirigeants. La coopération décentralisée distingue le peuple. C'est, en dépit de ses moyens limités, sa force. Elle participe à l'établissement de la paix, de même que les premiers jumelages après-guerre entre des villes françaises et allemandes ont aidé à construire une Europe de paix et de solidarité.
5/ Malgré les difficultés liées à la situation politique au Proche- Orient, la Région n'a cessé d'avoir des contacts et des relations avec le gouvernortat de Khan Younès (bande de Gaza), sans pour autant apporter un soutien au Hamas.
La Région a accueilli régulièrement des jeunes Palestiniens pour des séjours dans notre région, des cadres associatifs ou territoriaux palestiniens pour des formations. Dès la fin de l'opération "plomb durci", la Région a envoyé du matériel humanitaire qui a été transporté dans un avion du ministère des Affaires étrangères et qui a été effectivement livré.
Un 2ème envoi a suivi avec l'aide cette fois de l'Agence des Nations Unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens dont Michel Vauzelle a reçu la commissaire à Paris en octobre.
Une partie du matériel a été collecté avec l'aide de lycéens et du Conseil régional des jeunes. Un 3ème envoi est bloqué aujourd'hui à Alexandrie alors qu'il devait être acheminé à Khan Younès par le Croissant rouge, suite à une rencontre en octobre entre Michel Vauzelle et le gouverneur de Khan Younès. Nous faisons tout ce que nous pouvons mais aujourd'hui l'accès à la bande de Gaza est quasi impossible. L'aide européenne est bloquée. Les Israéliens n'ont pas donné l'autorisation à Kouchner de s'y rendre et les représentants du Consulat de France à Jérusalem subissent de nombreuses difficultés de la part des autorités israéliennes.
6/ La Région poursuivra son aide à Khan Younès mais, en raison des difficultés pour acheminer du matériel ou pour engager des actions (notamment dans le domaine du rétablissement des réseaux de distribution d'eau), elle envisage aussi une coopération avec la Cisjordanie.
Une mission exploratoire vient d'avoir lieu et la possibilité d'accueillir prochainement des étudiants palestiniens est à l'étude.
7/ Enfin, les coopérations régionales avec les fédérations de communes de Jezzine et Tyr (Liban) et les gouvernorats d'Alep et Lattaquié (Syrie) sont en plein essor.
En résumé, on ne peut pas dire que la Région "oublie Gaza".
Loin d'avoir du mépris, on ne se contente pas de compassion, on agit . Les Palestiniens eux-mêmes nous en sont très reconnaissants... Au-delà de toute manipulation.
Villepin-Sarkozy : un vaudeville d'Etat façon soirée mondaine
Alors que s'ouvre le procès Clearstream je voudrais adresser un message de soutien aux juges qui siègeront, en effet ils auront bien du mal à éclaircir les faits.
Ne nous y trompons pas nous sommes face à une immense manipulation d'État.
En effet, un ministre des affaires étrangères "couve" une révélation douteuse sur le Ministre de l'Intérieur alors que la Ministre de la Défense en aurait eu connaissance. Le problème est que l'un est devenu Président de la République, l'autre, est un ancien Premier Ministre et la troisième fut successivement Ministre de l'Intérieur et aujourd'hui, Garde des Sceaux.
C'est dire si le procès est chic !
Sans vouloir le sortir d'une retraite bien méritée je voudrais rajouter à cette soirée mondaine un ancien Président de la République. Pensez-vous une seule seconde que Jacques Chirac ne fut informé de rien...à moins qu'il ne fût à ce moment-là en vacances au Japon... Etait-elle, elle aussi avec Jacques Chirac au Japon pour que personne n'en ait informé la Ministre de l'Intérieur ?
Et personne, même ses plus proches, n'en informe le Président de la République ?
Amusant. C'est un grand cachotier ce Villepin !
Mais, au fait, à quel momentNicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur a-t-il découvert cette manipulation ? C'est un enjeu dans ce procès. Car, connaissant l'affaire, et se sachant innocent, il aura tout de suite compris l'usage positif qu'il pouvait en faire. Et voilà un Ministre de l'Intérieur confronté à une déstabilisation qui ne s'en sera pas ouvert au Président de la République ? Voilà un second cachotier. Décidément, cette affaire révèle, en creux, la guerre au sommet de l'État et les méthodes employées.
On se souvient que l'on reprocha à Nicolas Sarkozy d'avoir fait publier les avoirs patrimoniaux dans le Port de Paris de Madame Chirac lors de la confrontation électorale Chirac -Balladur. On se souvient aussi de l'affaire Scheller-Marchal visant le Ministre de l'Intérieur Charles Pasqua qui venait de rejoindre Monsieur Balladur et lâcher Jacques Chirac. Tout cela pour dire que l'utilisation de l'État à fins de règlements de comptes est une tradition dans la famille politique dont est issue l'UMP.
Et si Nicolas Sarkozy s'acharne au-delà de tout entendement contre Monsieur de Villepin. S'il utilise tous les moyens d'État pour le détruire politiquement, Monsieur de Villepin aura du mal à nous faire croire qu'il est au-dessus de tous soupçons. Lui qui fut au travail dans « les années Jospin » pour déstabiliser ce dernier du haut du secrétariat général de l'Élysée. Cette affaire est une manipulation d'État dont Monsieur De Villepin aura bien du mal à sortir totalement blanchi mais qui risque aussi de toucher le président de la république même si l'audience a été opportunément programmée pendant la semaine du G20 de Pittsburg.
L'arroseur Villepin est maintenant arrosé. Mais il n'est pas certain que le Président ne le soit pas lui même.
Nous verrons si la presse qui fut tourneboulée par les accusations d'un livre sur le PS, le sera sur une manipulation d'État.
| raynal l'affaire Clearstream me parait resumer ce que represente l'ere Sarko:compromission ,reglements de "comptes" en tous genres;pendant ce temps on cree dans tous les domaines des marches à 2 vitesses et en plus DEFICIT abyssal ;enfin vivement que la gauche soit unie et forte... |
A regarder de plus près l'annonce du Président américain est en effet habile.
Tout d'abord il faut bien comprendre qu'il ne renonce pas au bouclier antimissile en Europe centrale. Ensuite on peut s'étonner d'un choix diplomatique qui tourne le dos à l'approche internationale née de la chute du mur de Berlin. Fallait il qu'il craigne l'Iran pour faire ce cadeau à Poutine.
Première illusion d'optique à lever : la défense antimissile continue. Ce qui est abandonné n'est qu'une partie du vaste programme de National Missile Defense, qui se poursuit. Washington renonce à déployer un radar à longue portée en Tchéquie et une batterie de dix missiles antimissiles en Pologne, qui devaient protéger les Etats-Unis contre des tirs balistiques iraniens, mais Obama a promis l'installation de croiseur type Aegis, disposant de capacités antimissiles et des missiles Patriot en Pologne.
Seconde illusion, au nom du principe louable du désarmement, Barak Obama tombe dans la réalpolitique... Un geste fort pour Poutine. Depuis le début, la Russie considère ce bouclier comme une menace. Au-delà de l'évidence militaire, le problème est géopolitique : Moscou ne pouvait accepter ces liens de dépendance de la Pologne et de la Tchéquie au système de défense américain et au-delà encore, ce symbole d'un alignement politique. Moscou voit en effet avec inquiétude l'élargissement de l'Otan vers l'est.
On le comprend bien, la détente avec la Russie fait partie des priorités politiques d'Obama.
D'une manière générale et pour l'intérêt de l'équilibre international, les deux pays ont intérêt à réduire leurs arsenaux nucléaires qui représentent 95% des armes mondiales.
De plus, Washington a besoin de Moscou en Afghanistan bien sûr - la crainte du bourbier semble avoir rattrapé l'administration US ces derniers jours -, mais aussi face à l'Iran qui sait pouvoir trouver en Moscou un soutien à sa « résistance anti américaine »...
Après des élections iraniennes plus que contestables fallait-il faire ce geste envers Téhéran ? Renoncer à un système, certes défensif, mais tourné principalement contre l'Iran, est évidemment un geste de détente envers ce pays. La main de l'Amérique reste tendue, même à Ahmadinejad...
Enfin c'est un camouflet pour l'Europe de l'Est. Les gouvernements polonais et tchèques, très pro-américains comme tous les anciens pays communistes, se sentent trahis par Washington au profit du grand voisin russe, toujours craint et souvent cordialement détesté. On est loin de l'ère Bush et de l'exaltation de la "nouvelle Europe". Autre symbole de ce désintérêt d'Obama, son absence aux cérémonies du vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin. La fin de la guerre froide fut pourtant une grande victoire américaine.
Vous avez dit, au détour d'une conversation que « Mélenchon fait feux de tout bois, mais risque de s'y brûler... » Qu'est-ce que cela veut dire ?
Contrairement à ce qu'explique partout Jean-Luc Mélenchon afin d'avoir un argument pour refuser toute unité de la gauche au premier tour des régionales de mars 2010. Non ! Le PS ne va pas vers le Modem comme la rivière va à la mer,
Souvenons nous qu'il avait déjà pronostiqué que Ségolène Royal avait gagné le 6 novembre 2008. Il s'était trompé, mais était quand même sorti du Parti socialiste sur ce constat faux.
La réalité semble claire : la majorité du congrès de Reims, avec 71 % des voix a refusé ce renversement d'alliance vers le centre au lieu de la gauche. La direction de Martine Aubry s'y refuse, et cela a été confirmé à La Rochelle et lors du Conseil national du samedi 12 septembre. Bien sûr il y a des débats ouverts sur ce sujet, Vincent Peillon l'a fait à Marseille cet été, lors de la Fête de la Rose de Forcalquier j'ai en tête les propos de Gilbert Sauvan qui s'en est fait le relais. Il est normal que ce débat ait lieu mais je ne suis sûr que d'une chose, c'est que ma famille c'est la Gauche.
Il n'y a pas de fatalité à l'échec en 2012 : si on parvient à éviter la division entre une gauche combative mais isolée et un Ps compromis avec le Modem.
Mais pour cela il faut avoir conscience que rien de grand ne s'est fait dans l'histoire de ce pays, sans unité de toute la gauche. Nous n'avons gagné les 40 h en 1936, les congés payés, les 39 h en 1982 et quantité de droits, les 35 h en 2002 qu'avec l'unité de toute la gauche. Nous avons gagné et protégé la sécurité sociale, les retraites, avec l'unité de la gauche : en 2002, les caisses de sécurité sociale étaient en solde positif et les retraites n'étaient pas attaquées comme elles le sont depuis 2003...
Alors, il ne faut pas partir du fait qu'il y aurait deux gauches, il ne faut pas « installer » cette idée, il ne faut pas creuser le fossé, entre deux gauches, il ne faut pas comme le dit, de façon nouvelle, dans sa bouche, Jean-Luc Mélenchon « assumer la compétition entre deux gauches ».
Si les deux années qui viennent sont celles de deux gauches en compétition, c'est foutu pour 2010 ou 2012, Sarkozy – s'il se présente ( !) sera réélu ! Au contraire menons bataille pour nous unifier et créer les conditions de la victoire.
Que pouvez-vous répondre à ceux qui considèrent qu'il existe, en France, 2 gauches ?
Trois réunions nationales sont prévues par thème : une organisée par le PCF, une par le PS, une par les Verts et ces trois formations invitent TOUTE la gauche du MRC au NPA ! N'ayons pas d'a priori, il faut tester, marcher, essayer, se saisir de toute occasion comme celle-là, la répéter partout, de la base au sommet. Pourquoi ne serait-ce pas les prémices d'une grande union ? Sans exclusive. En tout cas, c'est l'intention déclarée, affichée de Martine Aubry.
Pourquoi le Parti de gauche, NPA, LO ne viendraient-ils pas ? En toute indépendance ? En s'exprimant librement ?
On pourra vérifier dans la durée, mener campagnes communes, par exemple, pour défendre La Poste, pour soutenir les actions des 6 syndicats qui appellent à grèves et manifestations le 7 octobre... Par exemple pour le contrôle des licenciements, n'est-ce pas le NPA lui-même qui avait proposé cela ?
En avant pour l'unité, levons méfiances, préjugés, rancœurs, rencontrons-nous, bâtissons la confiance, donnons-nous les garanties par le débat politique, des collectifs unitaires partout à la base, par un accord programmatique précis, et un véritable projet commun de gouvernement de toute la gauche. L'unité par le combat, la résistance...voilà un bel enjeu !
| raynal je partage le point de vue de Christophe sur l'unite de la gauche et d'une reunion de tous les composants,mais LO n'a jamais voulu une telle unite et le NPA se prend plus pour un syndicat que pour un parti destine à prendre des responsabilites.Ce matin j'ai entendu dire que les candidats UMP aux fonctions de Presidents de Regions etaient designes DEMOCRATIQUEMENT par un comite executif ,les militants UMP vont apprecier..... |